01 - COURS D'EAU
créé 14/11/19

Retour page précédente
A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

HYDROGRAPHIE
France - France NO - France NE - France SO - France SE
---- Limousin
Adour - Agly - Aude - Charente - Dordogne - Escaut - Garonne - Hérault - Loire - Meuse
Orne - Rhin - Rhône - Seine - Somme - Var - Vilaine



l'Agly
Source
45°52'30'' N - 002°23'05'' E
940 m
Longueur
Se jette dans la Méditerranée
45°46'44'' N - 003°02'20'' E
0 m
pour certains au Col de Linas
à Bugarach (11)
ou selon le Sandre sur la commune de
Camps d'Agly (11)

81,7 m
(79,88 selon le Sandre)

Bacarès, le (66)
Toreilles (66)

Bassin versant de l'Agly

(C) Carnets d'ICI - Jean Fioroni, 2019

L'Agly est un cours d'eau non navigable. Il prend sa source au col du Linas au pied du pic de Bugarach (11). Cependant, de nombreuses personnes situent la source dans une grotte entre les communes de Bugarach et de Camps sur l’Agly sur le département de l’Aude (11). L’Agly rejoint ensuite le site naturel le plus connu de la vallée : les gorges de Galamus (plus de 500 m de profondeur). À leur sortie, au lieu de suivre le synclinal du Fenouillèdes, large vallée cloisonnée entre deux massifs rocheux, l'Agly le traverse perpendiculairement en suivant une faille et crée le clue de la Fou. Il s’écoule ensuite jusqu’au plan d’eau du barrage de Caramany (long de 7 km) puis, rejoint par les eaux du Verdouble, et du Roboul, continue son cours pour se jeter dans la Méditerranée.

Toponymie Agly
Autrefois l'Agly s'appelait Sordus (source, sourdre). Son nom actuel vient de Acquilinus (Eau, Aigle)
L'Agly se jette
dans la Méditerranée.

Son bassin est traversé
par les lignes de chemin de fer 677 et 676
et par l'Autoroute A9
Principaux
barrages sur
l'Agly
à Rivesaltes (66)
à Cassagnes (66)
à Ansignan (66)

L'Agly dans les gorges de Galamus
14/10/19 - Photo Jean Fioroni





IGN 2002
N 45-50-27,8 E 002-28-46,0

Le site des Gorges de Galamus est classé et protégé. Son relief particulier est surprenant.
Les eaux de l’Agly ont creusé ces parois calcaires
sur plus de 500 mètres de profondeur pour rejoindre la Méditerranée. Infranchissables jusqu’en 1890,
une petite route sinueuse a été taillée à la barre à mine par des ouvriers acrobates suspendus dans le vide,
afin de relier les villages de Cubières-sur-Cinoble
et de Saint-Paul de Fenouillet.
Sur le parking panoramique, on peut admirer
vers Saint-Paul, le fameux massif du Canigou,
la Clue de la Fou ainsi que la forêt de Boucheville.
Côté Cubières, c’est l’énigmatique Pech de Bugarach.

En contrebas du parking on accède à l’Ermitage Saint-Antoine de Galamus qui a été taillé au VIIème siècle directement dans la paroi rocheuse, au bord des Gorges.

Bassin versant de l'Agly

Taille de l'original : 5,95 mx 3,40 m

Communes traversées par l'Agly

L'Agly traverse 22 communes. 3 sont situées dans l'Aude (11) et 19 dans les Pyrénées Orientales (66).

De l'amont vers l'aval.

Dans l'Aude (11) :
Bugarach, Camps s/l’Agly, Cubières s/Cinoble

Dans les Pyrénées Orientales (66) :
Saint Paul de Fenouillet, Lesquerde, Saint Arnac, Ansignan, Caramany, Cassagnes, Rasiguères,
Planèzes, Latour de France, Estagel, Calce, Cases de Pène, Espira de l’Agly, Rivesaltes, Pia, Claira,
Saint Laurent de Salanque, Torreilles, Barcarès (le).

Communes du bassin versant de l'Agly



19 dans l'aude (11)


Bugarach, Camps s/l'Agly, Cubières de Cinoble, Cucugnan, Davejean, Dernaceuillette, Feuilla, Maisons,
Massac, Montfort s/Boulzane, Montgaillard, Padern, Paziols, Puylaurens, Quintillan, Rouffiac des Corbières
Salvezines, Soulatgé, Tuchan


52 dans les Pyrénées Orientales (66)
Compte tenu des faibles bouts de cours d'eau, les communes suivies d'un * n'ont pas été colorées sur la carte

Ansignan, Baixas, Barcarès (le), Belesta, Calces, Campoussy, Caramany, Cases de Pène, Cassagnes,
Caudiès de Fenouillède, Embres et Castel Maure* , Espira de l'Agly, Estagel, Felluns, Fosse, Lansac,
Laroque de Fa* , Latour de France, Lesquerde, Maury, Montalba le Château , Montner , Opoul Périllos,
Paziols , Peyrestortes , Pia , Planèzes, Prats de Sournia, Prugnagnes, Puylaurens, Pézilla de Conflent,
Quintillan, Rabouillet, Rivesaltes, Rouffiac des Corbières, Salses le Château, Salvezines, Sournia,
St Anrnac, St Hyppolite, St Laurent de la Salanque, St Martin, St Paulde Fenoujillet, Tautavel, Toreilles,
Trilla, Trévillach, Villeneuve les Corbières*, Vingrau, Vira , Vivier (le)

Le Verdouble, affluent de l'Agly
13/10/19 - Au Gros de Padern - Photo Jean Fioroni





Principaux affluents de l'Agly

Batlle (Ruiss. d'en), Bernadals (rec des), Boucha (Rec del), Boulzane (la), Caramany (Ruiss. de),
Cassagnes (Ruiss. de), Conties (Rav. des), Coume de Tiols (Ruiss. de la), Coumo Daniel (Rec. de),
Cubières (Ruiss. de), Cuchoux (Ruiss. de), Desix (la), Encoulaou (Ruiss. d'), Grava (Torr. de la),
Lansac (Ruiss. de), Llavanera (Rec de la), Llobera (Correc de la), Lloup (rec del),
Mas d'en Llobet (correc del), Maury (Riv. de), Pastressis (Ruiss. des), Pause (Ruiss. de la),
Pesquitte (Rec. de la), Rivérole (la), Roubis (Ruiss. des), Roboul ou Ròbol (el), Tamarius (Correc dels),
Tour de Tautavel (Ruiss. de la ), Tournepot (le), Traouquel (Ruiss. del),
Trémoine (Ruiss. de), Verdouble(le)






(C) Carnets d'ICI - Jean Fioroni, 2019

La Boulzane, affluent de l'Agly
13/10/19 - Au pied du Bac de la Boulzane - Photo Jean Fioroni



Principaux sites remarquables dans le bassin de l'Agly

Aux abords de ses affluents (Boulzane, Verdouble, ...) l'Agly abrite des châteaux forts faisant partie de l'histoire des Cathares. Contrairement à l'imaginaire collectif (et touristique), ces châteaux n'ont pas été construits par les Cathares. Ce sont des châteaux royaux dans lesquels se sont retirés des hérétiques pour se protéger de l'inquisition (Aguilar, Padern, Peyrepertuse, Puylaurens, Quéribus, ...).


Le pont du col St Louis - Image Internet
Le bassin versant de l'Agly est aussi le lieu :
* du site de Tautavel sur lequel ont été découverts des fossiles daté de 530 à 400.000 mille ans (l'Homme de Tautavel),
* du village de Cucugnan célèbre grâce pour son curé dans les 'Lettres de mon Moulin' (Alphonse Daudet),
* du médiéval canal d'arrosage de Rivesaltes et de son pont aqueduc,
*de l'aqueduc romain sur la commune d'Ansignan, * du Pont du col de Saint Louis sur la commune de Caudiès de Fenouillère (11),
* etc.

Il est traversé par de nombreux circuits de randonnées dont le GR 36 - Ouistreham (14) à Bourg Madame (66) - et l'emblématique sentier cathare - de Port la Nouvelle (11) à Foix (09) - traversant les majestueuses 'Citadelles du Vertige'.

On y trouve ausi de nombreuses mines, aven, grottes, mégalithes, etc. ainsi que de très nombreuses ruines - notament de bergeries.

Histoire sommaire des limites de la frontière franco-Espagnole.
Signé sous Louis IX (Saint Louis, roi capétien de 1226 à 1270), le traité de Corbeil (1258) fixe la frontière du Royaume de France au Sud des Corbières (Aude). Elle sera gardée côté français par les 'Cinq fils de Carcassonne' que sont les 'sentinelles occitanes' de Puylaurens, Peyrepertuse, Quéribus, Aguilar, Termes, ainsi que le château de Niort (toutes ces forteresses, dites 'citadelles du vertige', sont dans l'Aude); la quasi totalité des Pyrénées Orientales étant située dans le Royaume d'Aragon. Des bornes frontières sont encore visibles. Il en existe une entre Latour de France (Aude) et Montner (Pyrénées Orientales).
Les traités de Westphalie mettent fin à la guerre de 30 ans (1618-1648), conflit catholique/protestant déclenché en vertu de la maxime 'Cujus regio ejus religio' - tel prince telle religion. Mais c'est 10 ans plus tard que le traité des Pyrénées (1659) y mettra définitivement fin en délimitant la frontière de la France avec l'Espagne. Son tracé actuel date du traité de Bayonne (1856). Il est jaloné de 602 bornes, plus 45 délimitant l'enclave espagnole en France, toujours actuelle, de Llivia et une interruption du bornage sur la largeur de la principauté d'Andorre.

Les citadelles du vertige


Aguilar est bâti au début du XIIe siècle - En 1241 le vicomte de Trencavel se soumet
et remet le château à Louis IX - 13/10/19, Photo Jean Fioroni



Puylaurens est bâti en 1229. Le château ne tombera jamais entre les mains de Simon de Montfort.
15/10/19, Photo Jean Fioroni



Termes est bâti au Xe siècle - Assiégé en 1210 par Simon de Montfort le château
passera sous le contrôle de Louis IX en 1258 -- 14/10/19, Photo Jean Fioroni



Peyrepertuse est bâti entre les Xe et le XIIIe siècles - Le site est déjà occupé par les romains
au début du 1er siècle AJC. Excommunié en 1224, Guillaume de Peyrepertuse se soumetta à Louis IX
qui prendra possession du château en 1240. 13/10/19, Photo Jean Fioroni



Quéribus est bâti au Xe siècle. En 1255 l'hérétique Chabert de Barbaira se rend à Olivier de Termes
et échange sa liberté contre la reddition du château. 13/10/19, Photo Jean Fioroni



Quéribus et Peyrepertuse ont été vendus à Louis IX par Nuno Sanç en 1239

Quéribus et Puylaurens et Niort font partie des derniers châteaux à accueillir des responsables cathares
après la chute de Monségur (1244).


HYDROGRAPHIE
France - France NO - France NE - France SO - France SE
---- Limousin
Adour - Agly - Aude - Charente - Dordogne - Escaut - Garonne - Hérault - Loire - Meuse
Orne - Rhin - Rhône - Seine - Somme - Var - Vilaine

01 - COURS D'EAU
Retour page précédente
A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z