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CHATEAUX

Créé 04/09/12
MAJ28/08/20
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Commune Dép. Type Etat Construction Destruction  
Orgnac s/Vézère Corrèze (19) Château ruines XIIe s ? 1630 ? visitable


27/08/20 - Photo Jean Fioroni


2134O - 2002
N 45-06-38,8 E 001-28-20


27/08/20 - Photo Jean Fioroni



27/08/20 - Photo Jean Fioroni

HISTORIQUE
Les ruines, les façades et les toitures du château furent inscrites à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1983, à la demande de la famille SYREY DU BUC DE FERRET, prédécesseurs de monsieur Jean-Pierre BERNARD, qui en est devenu propriétaire en 2000.

Le site est un des plus anciens du Limousin. A l'origine, c'est un oppidum gaulois. La présence gallo-romaine est attestée, des fouilles ayant permis, aux environs de 2002, de retrouver des tuiles romaines ; Comborn vient d'ailleurs du gaulois "Combor" qui signifie barrière. La présence sur le site n'a ensuite jamais disparu.

On a la certitude d'une présence à la fin du 8ème siècle puisque, lors des fouilles, un silo à grains contenant des graines de céréales fut mis à jour ; ces graines ont fait l'objet d'une datation au carbone 14 que l'on a située aux alentours des années 780.

C'est à partir de 900 que l'on commence à savoir qui habitait sur le site puisque certains textes attestent la présence d'une famille de Comborn. A partir du 10ème siècle, ils vont commencer à étendre leur autorité sur tout le Limousin. Ils vont tout d'abord prendre Turenne vers 976 et devenir Vicomtes de Comborn et de Turenne. Ensuite, ils vont créer Ventadour, pure création Comborn et, par mariage, ils vont parvenir au gouvernement de Limoges et y resteront jusqu'au 13ème siècle. Au début du 14ème siècle, le dernier Comborn, Vicomte de Limoges, a abandonné Limoges pour épouser une d'Albret, ce qui a donné toute la lignée jusqu'à Henri IV. Les Comborn sont vraiment apparentés à toutes les familles prestigieuses.

ARCHITECTURE

Salles voûtées en enfilade
Le site va subir énormément de modifications en 1.000 ans. A l'origine, jusqu'à l'an 1.000, ce sont des constructions en bois dont il ne reste rien sauf la trace d'un trou de poteau à côté du silo à grains qui prouve qu'il y avait un bâtiment au-dessus du silo à grains, vers la fin du 8ème siècle.

Les premières constructions en pierres encore visibles datent sans doute du début du 11ème siècle : c'est la base de la tour maîtresse, composée à l'époque de 4 niveaux (on la retrouve sur un dessin de cadastre du début du 19ème siècle encore couverte) qui montrait par son importance la puissance du seigneur qui habitait là et surtout, elle assurait un abri en cas d'attaque car la manière d'accéder aux différents niveaux se faisait par un système d'échelles ; ce sont trois salles souterraines qui l'entourent pratiquement et, au fond de l'esplanade, une autre salle souterraine qui serait la première chapelle du 11ème siècle.

Il subsiste également des restes de courtine, de murs d'enceinte qui entourent vraiment tout l'enclos castral. D'après ce que l'on sait, c'est à partir de 1140 que l'on a commencé à construire, à fortifier en pierres pour remplacer les fortifications en bois, pour soutenir les terrasses héritées des romains et des gaulois (tout est fortifié jusqu'à la Vézère en contrebas). Sur 30 mètres, on retrouve dans un bois une belle courtine typique du 12ème siècle appareillée en ardoises, avec des contreforts, des meurtrières.

la tour d'escalier
La troisième période de construction encore visible sur Comborn sont les ruines du château du 15ème, construit en 1445 avec des pierres de récupération ; c'est la tour du fond de l'esplanade qui est la tour d'escalier et qui desservait les trois étages du château, château très haut, très long du fait du manque de recul, le ravin se trouvant tout de suite derrière le château. Au milieu du 17ème siècle, un incendie ravage le château ; c'est l'époque où il va passer dans les mains d'une autre famille alliée aux Comborn, les Delastery du Saillant, qui va démolir ce château incendié, pour reconstruire le logis au 18ème (1753). Le porche d'entrée semble avoir été reconstruit plus tôt sur un logis du 15ème. De même, subsistent des latrines qui datent de la construction du 15ème. Les cheminées qui donnent maintenant dans le vide étaient intégrées à l'intérieur d'un bâtiment qui allait jusque sur la muraille. On a retrouvé trace de ce bâtiment qui allait jusqu'à la tour maîtresse sur des documents.

Source : passionchateaux.com



Source : Internet

Comborn, la vicomté oubliée
Le château de Comborn est aujourd'hui situé sur le territoire de la commune d'Orgnac-sur-Vézère (Corrèze). On aperçoit l'ensemble constitué par les ruines médiévales et par le "castel" construit au XVIII°siècle depuis le promontoire aménagé sur la route qui conduit à Estivaux. Ce panorama compte parmi les plus beaux paysages qu'offre la vallée de la Vézère et ses prestigieuses gorges.

Le site , avec ses ruines médiévales toujours visibles, est un des plus mystérieux et des plus fascinants de toute la région. Ici a vu le jour l'une des plus anciennes et aussi des plus puissantes vicomtés limousines. La famille des Comborn, dont on retrouve trace dés le X° siècle, possédait en effet une forteresse publique. Le nom d’Archambaud est porté jusqu’au XIV° siècle par le chef du lignage qui transmet, d’une génération à l’autre, le titre de vicomte et par là-même le château qui constitue le siège de la vicomté. Plusieurs grandes familles féodales en sont issues: les Comborn, la 2° dynastie des Turenne, les Ventadour. Dans le premier tiers du Xe siècle, les comtes de Poitou, afin de mieux administrer leur domaine limousin, nomment un grand nombre de vicomtes. Ainsi apparaît en 984 la vicomté de Turenne avec à sa tête Ebles le vieux, vicomte de Comborn et de Turenne. Les Comborn, participant activement aux croisades et aux premières guerres franco-anglaises, obtiennent des rois de France d’immenses privilèges qui vont permettre à la vicomté de devenir un véritable « Etat dans l’Etat ». Bien que sous suzeraineté anglaise, (le château a été remis au roi d’Angleterre en 1263) le vicomte Raimon VI obtient du roi de France Philippe IV le Bel, en 1288, la validation de ses libertés et privilèges (renouvelée par Philippe de Valois en 1332 et Jean II en 1350).

Source : le-limousin-medieval.com




27/08/20 - Photo Jean Fioroni

Aux origines du premier château
Un oppidum gaulois aurait existé sur le site et l'étymologie de ce lieu renvoie au substantif combor qui signifie « barrage ». L'emplacement que choisirent les bâtisseurs de la forteresse médiévale de Comborn était particulièrement remarquable. Le château fut établi à un méandre dominant la Vézère et présentait donc naturellement un caractère défensif, se dressant sur un site entouré de trois côtés par la rivière! La forteresse était défendue par une double enceinte alors que le seul accès (côté terre) était gardé par deux tours. Le manoir, le donjon et la chapelle occupaient le promontoire. Les ruines subsistent à proximité de bâtiments qui sont très postérieurs au premier château. Ces premiers murs en pierre auraient été bâtis au début du XI° siècle. Des fouilles récentes ont permis d'en savoir plus sur cette forteresse primitive. La tour maîtresse comptait quatre niveaux communiquant entre eux par des échelles. Plusieurs salles souterraines ont été retrouvées. L'une d'elle serait la crypte de l'ancienne chapelle.
Le château était à l'abandon au XV° siècle. Il fut vendu en 1558 aux Pompadour mais un incendie finit par le détruire entièrement. Les Lasteyrie le rachetèrent en 1649. Un « castel » fut reconstruit 1735, à l'emplacement d'une partie du château primitif et constitue aujourd'hui la « porte d'entrée » du site de Comborn.

Source : le-limousin-medieval.com



27/08/20 - Photo Jean Fioroni

La mauvaise réputation des Comborn
Le premier vicomte de Comborn connu dans l'histoire portait le nom d' Archambaud. Il fut en même temps vicomte de Turenne vers 980. Il avait reçu le surnom de Jambe pourrie, à cause d'une blessure, qui ne se ferma jamais. Il avait été touché en assiégeant le château de Turenne, selon les chroniques de l'époque. Archambaud était appelé aussi le Boucher, à cause de sa force athlétique et de sa cruauté. Après lui, ses vastes domaines se divisèrent en trois vicomtés: Comborn, Ventadour et Turenne. Plus tard, les fiefs de Treignac, de Donzenac, de Beaumont et de Malemort se démembrèrent des vicomtés primitives. Les seigneurs de Treignac, furent presque tous cruels et ambitieux. Archambaud II, jaloux de son frère, l'assassina en 1033. Archambaud III, en expiation de ses attaques contre l'abbaye de Vigeois, fonda l'abbaye de Meymac en 1085. Èbles II, privé de son héritage, se vengea en déshonorant publiquement la femme de son oncle Bernard. Celui-ci le poursuivit et le tua dans une embuscade près de l'église d'Estivaux. Archambaud IV fit crever les yeux aux barons de Malemort, ses ennemis.

Source : le-limousin-medieval.com



27/08/20 - Photo Jean Fioroni

Les ruines, les façades et les toitures du château furent inscrites à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1983, à la demande de la famille Sirey du Buc de Ferret, prédécesseurs de Monsieur Jean-Pierre BERNARD, antiquaire, qui en est devenu propriétaire en 2.000.
Des travaux de restauration sont en cours.




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