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HISTOIRE

Créé 17/05/18
MAJ 23/05/18
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L'histoire des Israélites : des Hébreux aux Juifs.
D'Adam à Jésus
Réalisation Jean Fioroni - Dossier inédit

Sauf précisions les dates de ce dossier sont sous-entendues 'avant Jésus-Christ'.

Source : la Génèse (Ancien Testament : Bibles TOR et Segond) - Bordas - Hachette - Larousse - Internet
Ce dossier est régulièrement mis à jour en fonction de l'évolution de notre travail de recherche.

Voir page Culte Catholique en France

Dans l'Antiquité, les Israélites n'ont joué aucun rôle historique. Petit peuple, uni par sa ferveur religieuse, il a eu le destin de tous les petits peuples de l'Antiquité, vassal tour à tour des Égyptiens, des Assyro-Babyloniens, des Perses, des Grecs et des Romains. Cependant, à l'époque romaine, la prédication d'un juif, Jésus de Nazareth, marque le point de départ d'une religion universelle qui est encore l'une des forces du monde moderne : le christianisme. L'histoire des Israélites, qui est un peu comme la préhistoire des chrétiens, a pris, de ce fait, un intérêt considérable.

'C'est pour toi Seigneur, qu'ils ont tant marché / Tous ces voyageurs, récompense-les
La terre promise, ils l'ont bien méritée'.
Extrait de la chanson de Richard Anthony (1938-2015) : 'La Terre Promise', sortie en 1966
.

Un peuple en perpétuelle pérégrination


Concernant la chronologie et la datation sur cette page. Se lancer dans un travail de synthèse lié à la Genèse (Ancien Testament) n'est pas une mince affaire. Surtout quand certains personnages, à l'instar de la mythologie grecque, sont donnés pour avoir vécus des centaines d'années !!!. Et nous n'avons pas la prétention de faire ICI de la recherche en théologie. Nous avons seulement réalisé quelques simples schémas accompagnés de dates à titre de repères, juste pour comprendre (ou se remémorer) l'histoire d'un peuple qui est à la racine de notre 'histoire'. Et des mythes et croyances qui la fondent. Nous laissons aux érudits, aux spécialistes le soin de nous corriger et de nous apporter des précisions. Quant aux grands critiques de comptoirs et de trottoirs, qu'ils se mettent au travail sur le sujet et on en reparlera ... peut-être ... Le travail ici restitué est toutefois inédit et suffit à notre entendement. Ce n'est, toutefois, qu'une ébauche. Il n'est pas fini ... Email

La légende et l'histoire des Hébreux. Les origines.
Les Hébreux (en akkadien : « les hommes d'au-delà du fleuve ») font partie des bandes sémitiques que l'Arabie déversait vers la Mésopotamie ; c'est sans doute à l'époque où Hammourabi régnait à Babylone que le clan nomade, qui avait à sa tête, selon la tradition, le patriarche Abraham, quitte la basse Babylonie (probablement la région d'Ur) et se dirige vers le sud, parallèlement à la limite du désert. Comme tous les nomades, les Hébreux voulaient se mêler aux sédentaires déjà installés en ces lieux (les Cananéens). En vain : la tradition nous apprend que certains clans sont partis pour l'Égypte à l'époque des Hyksos. Selon la légende, le séjour égyptien est un séjour malheureux : maltraités par les fonctionnaires de Pharaon (comme d'ailleurs les paysans égyptiens eux-mêmes), les Hébreux finissent par quitter le pays sous la conduite de Moïse, sans doute au Xllle., pour retourner en Canaan où nomadisaient toujours d'autres clans.
Tout cela, la Bible nous le conte dans ses premiers Livres; les choses se sont-elles passées ainsi que ce livre saint les décrit ? On peut répondre par l'affirmative, si l'on se limite à l'évolution générale des faits : oui, il y a eu des mouvements de peuples sémitiques dans cette partie du Moyen-Orient entre le XVIIe et le Xllle siècle.; oui, il y a eu parmi ces peuples un groupement individualisé que les textes cunéiformes mentionnent. Mais si l'on veut tenir compte des détails (noms, généalogie, événements, etc.), aucune vérification sérieuse n'est possible. Il faut bien souligner ici — tant sont répandues, en la matière, les fausses nouvelles — qu'il n'existe aucun document archéologique sérieux sur cette période légendaire de l'histoire des Hébreux : tout ce qui a pu être avancé sur la prétendue découverte des restes de l'Arche de Noé sur le mont Ararat (!), de celle du berceau de Moise (!!) et de bien d'autres pseudo-vestiges relève, la plupart du temps, de la plus haute fantaisie. Un point, cependant, a été mis en évidence par les archéologues : certaines villes cananéennes ont bien été détruites, vers le Xllle ou le XIle siècle, l'examen des débris le prouve ; de là à songer que les destructeurs furent les Israélites, s'avançant irrésistiblement en Canaan (la Terre promise), guidés par Josué, le successeur de Moïse, l'homme qui, dans la Bible, s'empare de Jéricho, il n'y avait qu'un pas à franchir. Certains l'ont franchi, mais commencent, maintenant, à revenir sur leur hypothèse : quand les Israélites arrivent en Terre promise, ils trouvent des ruines, conséquences de l'invasion des Peuples de la Mer. Plusieurs cités intactes sont aux mains des Philistins (Gaza, Ascalon, pour ne citer que les deux plus importantes) ; ces Philistins, qui ont donné leur nom au pays (Palestine), appartiennent précisément aux Peuples de la Mer; d'origine sans doute égéenne, ils ont assimilé les traditions religieuses sémitiques. Leur puissance matérielle est grande ; leurs guerriers ont des armes et des cuirasses en fer et en bronze, et effrayent les Israélites, paysans mal armés, qui ignorent presque tout de l'art de la guerre (dans la Bible, le symbole de ces guerriers redoutables est le géant Goliath).

Ebauche d'une Généalogie et d'une Chronologie d'Adam et Eve à Jacob

Voir la carte des 12 tribus plus bas

Les Juges.
C'est la Genèse qui nous renseigne sur les premiers temps de l'histoire des Israélites en terre cananéenne. Éparpillés à travers la Palestine; vivant en paysans sédentaires, les autres en nomades, il s'en est fallu de peu qu'ils ne fussent totalement assimilés par les Cananéens maîtres des villes et des plus riches terres. Mais, lorsqu'ils pénètrent en Palestine, leur religion monothéiste (le iahvisme; ce n'est pas encore le judaïsme) est suffisamment forte pour se maintenir tant bien que mal, grâce à l'effort des prêtres (lévites) et des prophètes voyants (nabis), à l'écart des cultes naturistes et polythéistes des Cananéens.
Le respect de la loi de Moïse est la force qui unit, à travers tout le pays, les Hébreux groupés en confédération de douze tribus. Ceux qui sont chargés d'assurer la permanence de la loi mosaïque sont les Juges; ils l'ont adaptée aux circonstances, empruntant aux lois mésopotamiennes (par exemple au Code de Hammourabi).
Mais, à cette époque, il n'y a pas encore de nation israélite, encore bien moins d'État; quelques villes (ou villages) ont laissé dans la Bible un nom : Silo, Béthel, Sichem. Il ne s'agit pas là de capitales, ni même de cités administratives : tout au plus y a-t-il eu, sans doute, en ces lieux un centre religieux épisodique.
L'unité est d'ailleurs d'autant plus difficile à réaliser que les Israélites sont en butte aux attaques ininterrompues de nombreux ennemis : les Cananéens, bien sûr, mais aussi les Madianites, les Amorrites, les Moabites, les Philistins qui, vers 1050, s'emparent du reposoir divin (l'Arche) et détruisent Sion (voir liste des peuples en bas de page). C'est à l'occasion de cette défaite qu'une tentative d'union de diverses tribus sous l'autorité d'un monarque unique a lieu; le Juge Samuel confère, au nom de Iahveh, à Saül les pouvoirs d'un roi. Il sera le premier Roi d'Israël. L'union fait la force : les Israélites peuvent alors se délivrer du joug philistin ; mais, avec cette victoire, leurs divisions reprennent de plus belle et les livrent à nouveau à la domination de leurs ennemis après la bataille de Gelboé.

Ebauche d'une Généalogie et d'une Chronologie de Jacob à Salomon


David, le premier Roi d'Israël.
David vécut autour de l'an 1000, à l'époque où la Babylonie est mise en coupe réglée par les Araméens, où l'Égypte se débat dans l'anarchie, tandis qu'ont lieu en Grèce les invasions doriennes. Si l'on s'en tient au portrait biblique du personnage (et nous sommes bien obligés de nous y tenir, puisque aucune autre source n'est en notre possession), la vie de ce chef de bande n'est guère reluisante. Sa victoire contre le Philistin Goliath (qu'il abat d'un jet de pierre au front, alors que celui-ci recherchait le combat singulier) l'avait rendu populaire, donc dangereux pour Saül («on disait : Saül a tué 1 000 ennemis, mais David en a tué 10 000») ; David s'enfuit alors chez les ennemis de son peuple, les Philistins du roi Akhis, et se met à leur solde :
'David ... ne laissait en vie ni homme ni femme, et il enlevait les brebis, les bœufs, les ânes, les chameaux, les vêtements, puis s'en retournait et allait vers Akish ... et ce fut là sa manière d'agir tout le temps qu'il demeura dans le pays des Philistins. Akish se fiait à David, et il disait : « Il se rend odieux à Israël, son peuple. Et il sera mon serviteur à jamais'. (Samuel XXVII/7-12.)

Chronologie de Salomon à Jésus

Le royaume du roi Salomon.
Salomon est le second fils de Bethsabée et de David (le premier -l'enfant du péché ! - était mort, 'frappé par le Seigneur'). Son règne fut pacifique et brillant, ce qui tendrait à montrer que l'énergie politique de son père aurait porté ses fruits. L'administration du royaume d'Israël s'inspire du modèle égyptien : le pouvoir est fortement centralisé, une cour brillante et nombreuse entoure le souverain, les paysans israélites sont accables d'impôts qui permettent au souverain d'étaler sa magnificence. Salomon fait alliance avec le roi phéniciens Hiram dont la flotte est utilisée pour exporter grains et huile de Palestine, pour importer des produits exotiques de la côte occidentale de l'Inde, pour convoyer, d'Asie Mineure en Égypte, chars et chevaux. Tels les pharaons, Salomon se fait bâtir un palais royal et un temple que la Bible célèbre, non sans exagération, comme des monuments grandioses.
Enfin, c'est à l'époque de Salomon que les traditions orales concernant l'histoire des Hébreux depuis la création du monde jusqu'à leur installation en Canaan commencent à être mises par écrit : ces textes, compilés deux ou trois siècles plus tard, constitueront le Pentateuque.

Complément. Selon la tradition éthiopienne Salomon et la reine de Saba (nommée Makeda) auraient eu un fils, Ménélik Ier qui, devenu roi sous le nom de David (en mémoire de son grand père) aurait introduit la religion juive dans ses états. La reine de Saba est mentionnée dans des récits bibliques, coraniques et hébraïques comme ayant régné sur le royaume de Saba, qui allait du Yémen au nord de l’Éthiopie et en Érythrée.

Noé et ses descendants


Déclin et disparition d'Israël.

a) Causes du déclin d'Israël.

Au IX, siècle, le Moyen-Orient sort de la confusion; les grands États (Assyrie, Égypte) retrouvent leur puissance un instant effacée; et la Palestine redevient vassale des puissants du moment. L'œuvre politique de David n'aura pas duré un siècle : à la mort de Salomon, les particularismes réapparaissent et les tribus du Nord se séparent, en 933, des deux tribus du Sud (les tribus de Juda et de Benjamin). Ainsi se constituent deux royaumes distincts : Israël (au sens strict), au nord, avec bientôt Samarie comme capitale (la ville est fondée par le roi Omri, vers 880), et Juda, au sud, qui aura Jérusalem comme capitale.
Les deux États vont se livrer, pendant 200 ans, une série de petites guerres confuses dans lesquelles, en général, Israël dominera Juda; à ces luttes fratricides s'ajoutent les querelles dynastiques, les massacres, les guerres civiles, dont la Bible nous rapporte les détails.

b) Destruction d'Israël et de Juda : naissance du judaïsme.
Les Assyriens mirent fin à Israël en 721 (prise de Samarie et déportation de ses habitants) ; les néo-Babyloniens éliminèrent Juda de la carte en 597 (prise de Jérusalem par Nabuchodonosor, captivité de Babylone). C'est durant l'Exil et la Captivité que les Israélites modifient le iahvisme primitif et que naît le judaïsme. Il faut à ce sujet souligner quelques points importants :

• Lors de l'Exil et de la Captivité, la plupart des Israélites et des Judéens restés en Palestine furent plus ou moins assimilés par les Cananéens. Lorsque les déportés revinrent de Mésopotamie, libérés par les Perses, ils durent se livrer à une importante reconquête religieuse de leurs compatriotes.
• L'évolution religieuse se fit loin de toute attache avec Jérusalem; les influences mésopotamiennes et perses sont intervenues qui se retrouvent dans la Bible (exemple : les considérations relatives au démon).
- C'est après le retour de captivité que s'organise, autour de Jérusalem, sur environ 2 000 km², une petite communauté israélite, autonome sur le plan religieux, mais dépendant, politiquement et économiquement, de l'empire perse. La centrale religieuse de Jérusalem allait servir de point de ralliement à tous les Israélites dispersés dans le Moyen-Orient par les bouleversements militaires et politiques.
- La province perse de Jérusalem se nomme la Judée (c'est une partie de l'ancien royaume de Juda) ; les Israélites — qu'ils vivent en Judée ou qu'ils appartiennent à la Diaspora (Diaspora : « dispersion ») — sont appelés Judéens à partir du V, siècle C'est du mot latin Judaeus (Judéen) que nous avons fait, en français, juif.

c) La Judée gréco-romaine.
En Judée se maintient donc, parallèlement au pouvoir politique des souverains étrangers, un pouvoir religieux qui fait respecter avec une rigueur presque obsessionnelle la loi de Moise. La Judée, province égyptienne à la mort d'Alexandre le Grand, puis province séleucide à partir de 198 s'hellénise inévitablement à partir de cette époque. Le temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse, est transformé en temple de Zeus sous le règne d'Antiochos IV Épiphane (vers 167) qui interdit le sabbat et l'observation de la loi mosaïque. C'est à cette période de persécution religieuse que s'applique la parole de la Bible, dans le Livre de Daniel: «l'abomination de la désolation». La réaction à cette contrainte fut une révolte sanglante menée par la famille sacerdotale des Maccabées (le père, Mathathias, et ses 5 fils : Jean, Simon, Judas Maccabée, Eléazar, Jonathas) ; après deux ans de lutte (166-164), Judas Maccabée obtient à nouveau la liberté religieuse pour les juifs et purifie le temple de Jérusalem. L'effort des Maccabées ne fut pas vain. Il en sortit un État juif, relativement indépendant, transformé en royaume à la fin du Ile siècle, et qui, sous le règne d'Alexandre Jannée (103-76) connaît une période de prospérité éphémère : Pompée, en 63 s'empare de Jérusalem et y installe la puissance romaine.

En 40 Hérode est nommé roi des Juifs, allié du peuple romain. Il adopte une politique d'hellénisation à outrance.
A la mort d'Hérodote (en 4) le royaume est partagé entre ses fils (Archélaits, Hérode Antipas et Philippe). Les Pharisiens demandent à Rome que la Judée soit placée sous l'autorité du gouverneur romain de Syrie.

d) Après Jésus Christ.
En 6 ap. JC, Auguste dépose Archélaüs et nomme un procurateur; les deux autres « rois » hérodiens se donnent le titre de tétrarque: Hérode Antipas est tétrarque en Galilée, Philippe à l'est du Jourdain et dans le sud de la Judée.
En 6-7 ap. JC. arrrive en Judée du premier procurateur romain, Coponius, accompagné du gouverneur de la Syrie, Quirinius. A l'est du Jourdain, un petit groupe de Juifs tentent, en vain, une révolte contre la domination romaine sous la conduite de Judas de Gamala, surnommé le Galiléen et d'un Pharisien nommé Sadduk.
Après Coponius, seront procurateurs ou préfets en Judée : Ambivius, Rufus, Gratus et enfin Ponce Pilate.
en 41 le royaume juif est restauré par l'empereur Claude au profit d'Hérode Agrippa, petit-fils d'Hérode.
En 70 l'empereur Titus détruit le temple de Jérusalem. C'est la fin de l'État juif antique.

Chronologie rapide des peuples contemporains des israélites


Les 12 tribus d'Israël

Chaque tribu correspond à un fils (sauf Lévi), que le patriarche Jacob eut de ses quatre femmes (1)
et à deux de ses petits fils (fils de Joseph).
(1) Voir généalogie plus haut)


Carte inédite - Version 2
Les fils de Jacob (ou Israël)

De Léa il eut :

Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issachar et Zabulon
(Lévi n'eut pas de territoire).

De Rachel il eut :

Joseph et Benjamin
(au niveau des tribus, Joseph est remplacé
par ses deux fils Ephraïm et Manassé).

De Bilha, une servante, il eut :
Dan et Nephtali.

De Zilpa, une autre servante, il eut :
Gad et Asher.



Leur unité réside dans le culte qui se matérialise
autour de l'Arche d'alliance (le coffre qui, selon la bible, contenait les Commandements' -Tables de la Loi'- données à Moïse sur le mont Sinaï.
Exode 25:8-10, 16 ; 31:18)

Les figures symboliques :
la vague pour Ruben
l'épée pour Siméon
l'aiguière pour Lévi
le lion pour Juda
l'âne pour Issachar
l'ancre pour Zabulon
la gerbe pour Joseph
le loup pour Benjamin
le serpent pour Dan
le cerf pour Nephtali
l'homme armé pour Gad
le tourteau pour Asher

Ebauche d'une chronologie linéaire d'Adam à Juda (Ancien Testament, Genèse)
avec durées de vie et âges des pères à la naissance des fils.




Le périple d'Abraham (en vert) et le retour de Moïse (en rouge)

Royaumes d'Israel et de Juda

Les peuples autour d'Israël cités dans la Genèse.
(non exhaustif)

Amalecytes

Tribu nomade qui occupait un territoire correspondant au sud de la Judée, entre l'Idumée et le désert du Sinaï et passait pour l'ennemi des hébreux.
Ammonites
Peuple à l'ouest de la tribu de Manassé qui fut très souvent en guerre contre les hébreux.
Amorites
Peuple sémite de Syrie qui se sont déplacés vers le sud de la Mésopotamie pour y créer des cités-états.
Amoréens
Peuple nomade sémite vivant originellement, d'après la Bible, en tribus dispersées en Syrie et en Mésopotamie.
Araméens
Peuple nomade qui ne forma jamais une puissance politique unie mais créa de petits royaumes en Syrie, sur l'Euphrate, et même en pays hittite, qui disparurent à partir du IXe siècle avec le retour de la puissance assyrienne.
Cananéens
Peuples sémites de Phénicie et de Palestine, dont la civilisation est marquée par l'unité de la religion et du langage.
Edomites
Peuple qui vivait à l'est du pays de Juda
Gabaonites
Peuple biblique du pays de Canaan. Ils n'étaient pas des Israélites, mais ce qui restait des Amoréens.
Hébreux
Peuple sémite du Moyen Orient, installé en Palestine
Hivites
Ancien peuple du Pays de Canaan
Jébuséens
Peuple de Canaan mentionné dans la Bible et descendant de Jébus, fils de Chanaan, habitait les environs de la ville de Salem, appelée Jébus Salem et plus tard Jérusalem.
Moabites
Peuple nomade habitant le royaume de Moab à l'est de la mer Morte, au pays de Moab, et apparenté aux Hébreux, avec lesquels il eut de nombreux conflits.
Phéniciens
Peuple qui vivait en Phénicie, le Liban actuel, dans des villes comme Tyr, Sidon, Byblos ou Arwad.
Philistins
Peuple de la bande côtière du sud-ouest de la terre de Canaan.

Nota. Sémitique : langues parlées sur une vaste région qui va du nord du continent africain au Moyen-Orient. Elles se divisent en 3 sous-groupes : le sémitique oriental (akkadien), le sémitique occidental du Nord (ougaritique, phénicien, moabite, hébreu et araméen) et le sémitique occidental du Sud (arabe, sudarabique et langues éthiopiennes).

L'histoire des Israélites : des Hébreux aux Juifs.
D'Adam à Jésus
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